À propos de l'artiste
J'ai commencé à photographier de nuit pour une raison simple : le jour, ces villages sont envahis par la foule et la signalétique ; la nuit, ils redeviennent ce qu'ils étaient. Documenter un monument ne m'intéresse pas. Ce qui m'importe, c'est l'instant où une rue cesse d'être un lieu que l'on traverse pour devenir quelque chose qui vous arrête.
Cette quête d'authenticité visuelle trouve sa source dans mon propre parcours. Avant de chercher le silence dans la photographie fine art, j'ai passé des années à documenter le bruit du monde en tant que photojournaliste international et correspondant de presse, collaborant sur le terrain avec des agences et chaînes telles qu'APTN, Telemundo NBC, Xinhua et Ruptly.
C'est cette rigueur journalistique qui définit aujourd'hui ma règle d'or en studio : je travaille exclusivement à la lumière existante et en pose longue. Aucun éclairage artificiel n'est ajouté, aucun ciel n'est substitué. Ce que vous voyez sur le tirage était bien là. Mon travail consiste à attendre — souvent bien après minuit, avec un unique réverbère jouant en ma faveur — jusqu'à ce que la scène se révèle, puis à décider où placer la limite du cadre.
Installé à Barcelone depuis 2008, mes séries nocturnes parcourent les centres historiques de Gérone, Albarracín, Ségovie, Pedraza, Peratallada, Beget et Pals. Plus récemment, j'ai commencé à explorer les environnements urbains et les paysages ouverts selon ce même langage visuel, dans une série intitulée Fragments de Ville et de Paysage.
Après des années de contact direct avec le public lors de foires d'art, j'ai ouvert en 2024 les portes de ma galerie officielle en ligne, afin de servir collectionneurs et architectes d'intérieur à l'échelle internationale. Mon travail poursuit aujourd'hui son expansion vers le circuit international, avec des invitations récentes de galeries telles que Perseus Gallery pour participer à des expositions prestigieuses comme la Chicago Art Fair 2026 et Red Dot Miami 2026.
Une photographie n'enregistre pas un lieu : elle enregistre le temps passé à l'attendre.
Je travaille en poses de plusieurs minutes, non en fractions de seconde. Pendant cet intervalle, la lumière d'un seul réverbère s'accumule sur la pierre jusqu'à révéler des textures que l'œil ne perçoit pas : l'érosion d'un linteau, huit siècles de pas creusés dans le granit. Rien n'est ajouté ensuite. Ce que vous voyez sur le tirage était là ; mon travail a consisté à attendre que cela apparaisse.
La beauté n'est pas immédiate : c'est l'art de durer.
C'est pourquoi chaque tirage répond à des exigences de conservation muséale. Impression giclée aux encres pigmentaires d'archive, d'une permanence certifiée supérieure à cent ans, sur Hahnemühle Museum Etching, 350 g/m² : cent pour cent coton, sans acide et sans azurants optiques — le papier que retiennent les institutions les plus exigeantes pour sa profondeur tonale dans les ombres, qui constituent ici l'essentiel de l'image.
C'est ce respect du métier qui transforme une image en héritage : la garantie que l'atmosphère qui vous arrête aujourd'hui sera intacte dans deux générations.
Derrière l'objectif
Photographe et réalisateur, né à Caracas et installé à Barcelone depuis 2008. Avant de consacrer mes nuits aux villages médiévaux, j'ai passé des années à couvrir l'actualité européenne comme correspondant pour les agences et chaînes APTN (Royaume-Uni), Telemundo NBC (États-Unis), Xinhua (Chine) et Ruptly (Allemagne).
Ce métier — photographier sans choisir sa lumière, sans seconde prise, sans droit à l'erreur — constitue le socle technique de tout ce que je fais aujourd'hui. La photographie nocturne exige la même discipline, à l'envers : ici, le temps joue pour moi, et je m'en sers pleinement.
Je travaille régulièrement en Espagne et dans le sud de la France, et je me déplace partout dans le monde lorsque le projet le mérite.
Marco Zouvek Studio
Photographie nocturne d'art des villages médiévaux d'Espagne. Éditions courtes et closes — trois exemplaires par image —, signées et numérotées, pour collectionneurs privés et projets d'architecture d'intérieur.
La plupart des images se disputent votre attention. Celles-ci font l'inverse : elles vous demandent de vous arrêter.
Dans l'obscurité, la solitude et le silence absolu, les lieux se transforment. La lumière ambiante sculpte les formes et les rues disent ce qu'elles taisent le jour. C'est cela que vous emportez : non pas la vue d'un village, mais la sensation d'y être seul à trois heures du matin.
Les éditions sont limitées à trois exemplaires. Une fois closes, elles ne reviennent pas.